Une partie de mon corps se sent éthylique, statique, plastique.
Je l'irrigue, mais il me fatigue. Je reste stoïque. Putrides, mes
viscères m'exaspèrent. Reste d'une I.V.G. ratée, comme un acide,
je suis liquide & toxique. Enfant putatif ou produit pornographique,
consumé, défoncé, fœtus séché, gouffre insatiable, malléable, là
pour avaler, intraveineuse dans l'introvertie, dressée dans la
luxure & la tricherie. Il s'est introduit dans la sublimité de mes
cuisses, délices factices, acmé du supplice, caprice de l'orifice,
l'abysse remplie, l'esthète le sais... J'en veux toujours & encore...
Qu'il me frappe encore. J'implore, j'adore, m'évapore... Frappe-moi
juste un peu encore. Détruis-moi, fais-moi mal, fais-moi me sentir
tienne... Chienne. Pourquoi je me vide. Dis-lui. Pourquoi je
m'enlise. Frappe. Assez mon corps se vide. Spasme.