• Psychanalyse...

    Le ça désigne l'ensemble des pulsions inconscientes, innées ou refoulées; c'est le réservoir des instincts; il est sans structure, intemporel, indifférent à la pensée logique et soumis à la seule recherche du plaisir. Le surmoi, tout au contraire, est une sorte de juge permanent du moi, d'où émanent interdictions et contraintes ainsi que l'image des comportements qu'il faudrait adopter pour lui être agréable (idéal du moi). Sa juridiction plonge jusque dans le ça et rend compte des refoulements et des censures inconscientes. Mais alors que le ça existe dès la naissance, le surmoi se forme au moment de la liquidation du complexe d'Œdipe par l'intériorisation des interdits parentaux, lorsque l'enfant forme son propre surmoi à l'image de celui de ses parents.

    Le surmoi est donc, au fond, d'origine sociale et sa sévérité s'alimentera ultérieurement à celle des institutions politiques, morales et religieuses. C'est lui qui refuse la satisfaction de certaines de nos pulsions. Le préconscient contient l'ensemble des représentations qui, sans être actuellement présentes à la conscience, peuvent y resurgir à volonté. Le surmoi est conçu comme une différenciation du ça qui se prolonge dans l'inconscient. Son rôle est d'assurer la synthèse de la personnalité par un compromis toujours remis en question, entre les exigences contradictoires du ça, celles de la réalité sociale et celles du surmoi. La névrose apparaît alors comme un échec du moi, tandis que la guérison est la reconquête lucide de l'équilibre perdu, accompagnée d'un renforcement conséquent des défenses du moi.


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